In light of religious terrorist attacks in Paris, please see Category:blasphemy!

Coordination des Groupes Anarchistes: Existrans: face à la transphobie, ni oubli, ni pardon

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This was sent out via A-Infos on 2013 October 17th.

French (original)

from http://ainfos.ca/13/oct/ainfos00179.html

À savoir Une personne trans est une personne qui vit dans un genre différent de celui qui lui a été assigné à la naissance. Un homme trans est donc un homme qui, à sa naissance, a été étiqueté « F », alors qu'une femme trans est une femme qui, à sa naissance, a été étiquetée « M ». À l'inverse, une personne cis est une personne qui n'est pas trans, c'est-à-dire qui vit dans le même genre que celui qui lui a été assigné à la naissance. Un changement d'état-civil est l'acte de changer le prénom et/ou le sexe mentionné sur son état-civil (et, par conséquent sur les documents officiels comme la carte d'identité, de sécurité sociale, etc.). À l'heure actuelle, les personnes trans qui désirent un tel changement sont soumises à l'arbitraire des juges : en effet, une circulaire préconise le changement du sexe à l'état-civil à partir du moment où il y a « irréversibilité », notion qui reste soumise à l'interprétation de chaque juge, la plupart continuant à exiger des opérations chirurgicales.

En théorie, les personnes trans ont le droit, comme tout le monde, de choisir leur médecin. Cependant, le fait que de nombreux médecins n'acceptent pas de suivre des personnes trans et que certaines équipes hospitalières s'autoproclament expertes du sujet conduit de fait un grand nombre de personnes trans à devoir passer par des psychiatres et endocrinologues désignés par les équipes en question.


Le 19 octobre aura lieu pour la 17ème fois l'Existrans, afin de revendiquer des droits pour les personnes trans. En effet, celles-ci sont obligées d'affronter un véritable parcours du combattant pour accéder aux traitements médicaux (notamment hormones et chirurgie) leur permettant de changer leur corps, ou encore pour accéder à un changement d'état-civil et se voir délivrer des papiers d'identité au genre dans lequel elles vivent.

Cette transphobie d'Etat relaie et renforce la transphobie causée par un système patriarcal, qui perpétue l'idée qu'être homme ou femme est un fait de nature, causé par la génétique, alors qu'il s'agit de constructions sociales, de rapport d'oppression entre un groupe dominant et un groupe dominé.

Cette transphobie ambiante engendre une situation de grande précarité pour les personnes trans, qui ont beaucoup de difficultés à trouver un travail ou à avoir un accès à la santé. Par ailleurs les personnes trans subissent des violences, que ce soit dans la rue, au travail, dans la famille ou dans le couple, par la police, dans les prisons, etc. Cette situation est d'autant plus préoccupante pour les personnes qui subissent plusieurs oppressions. Ainsi les personnes trans blanches et issues de milieux bourgeois peuvent avoir accès à des ressources pour affronter la transphobie qu'elles subissent. C'est plus compliqué pour celles qui ont aussi le statut de femmes, de sans-papiers, de précaires, etc. Egalement pour les femmes non blanches et prostituées ont beaucoup plus de risques d'être assassinées ou de finir en prison.

Par conséquent, si nous soutenons des luttes pour des mesures législatives concrètes, comme un changement d'état-civil simplifié ou une meilleur prise en compte par les médecins, nous estimons que, seules, elles seraient insuffisantes, et qu'il est aussi capital de lutter pour la régularisation de tou·te·s les sans-papiers, contre ce système raciste et néocolonial, contre le capitalisme qui engendre l'exploitation et la précarité, et contre le patriarcat qui est la cause du sexisme, de l'homophobie et de la transphobie.

En tant qu'anarchistes, nous pensons que seules la lutte et l'autogestion nous permettront de sortir d'un tel système, que ses dirigeants ont tout intérêt à préserver. Nous avons conscience qu'une telle auto-organisation ne peut être réellement effective qu'à condition que les personnes marginalisées puisse prendre pleinement leur place dans les organisations militantes de leur choix et dans les luttes...

Il est par conséquent nécessaire de lutter au quotidien contre la transphobie, le sexisme, le racisme, l'homophobie, toutes les oppressions et tous les systèmes de domination.

Nous vous appelons donc à participer à la marche de l'Existrans Samedi 19 octobre à 14h, départ aux Invalides (à Paris)

English (machine translation)

Note if you can clean it up, it would be greatly appreciated
from http://ainfos.ca/13/oct/ainfos00180.html

Namely A trans person is a person who lives in a different kind from that which was assigned at birth. A trans man is a man who, at birth, was labeled "F", while a trans woman is a woman who, at birth, was labeled "M". In contrast, a cis person is a person who is not trans, that is to say, who lives in the same kind as that which was assigned at birth. A change in family status is an act to change the name and / or sex indicated on his marital status ( and therefore on official documents such as identity card, social security, etc.. ). At present, trans people who want such a change shall be subject to arbitrary judges, in fact, a circular recommends changing the sex civil status from the moment there is " irreversible ", a concept that is subject to interpretation by each judge, most still require surgery.

In theory, trans people have the right, like everyone else, to choose their doctor. However, the fact that many doctors do not accept to follow trans people and some hospital staff describe themselves as experts in the subject line is a lot of trans people have to go through endocrinologists and psychiatrists appointed by the teams question.


October 19 will be held for the 17th time the Existrans to claim rights for trans people. Indeed, they are forced to face a real uphill battle to gain access to medical treatment ( including hormones and surgery) allowing them to change their bodies, or for access to a change in family status and be issued identification documents to gender in which they live. This transphobia state relays and strengthens transphobia caused by a patriarchal system that perpetuates the idea that being male or female is a fact of nature, caused by genetics, then it is socially constructed, of report oppression between a dominant group and a subordinate group.

This room transphobia creates a precarious situation for trans people, who have great difficulty in finding a job or have access to health care. Moreover trans people face violence, whether in the street, at work, in the family or the couple, police, prisons, etc..

This situation is even more worrying for people who suffer multiple oppressions. And white and from middle-class backgrounds trans people can have access to resources to address transphobia they face. It's more complicated for those who also have the status of women, undocumented immigrants, precarious, etc.. Also for non-white women and prostitutes are much more likely to be killed or end up in jail.

Therefore, if we support the struggle for concrete legislative measures, such as a simplified change in family status or a better taken into account by physicians, we believe that they alone would be insufficient, and it is also capital to fight for the regularization always · te · s undocumented, against this racist and neocolonial system against capitalism which engenders exploitation and insecurity, and against patriarchy is the cause of sexism, homophobia and transphobia. As anarchists, we believe that only the struggle and self- help us out of such a system, its leaders have an interest in preserving. We are aware that such self -organization can be truly effective only if marginalized people can take their rightful place in the militant organizations of their choice and struggles...

It is therefore necessary to fight daily against transphobia, sexism, racism, homophobia, all oppression and all systems of domination.

We will call you to participate in the march of Existrans Saturday, October 19 at 14h, starting at Les Invalides ( to Paris )

Contact

Coordination des Groupes Anarchistes - Relations Extérieures
c/o Librairie Infos 2 bis rue T. Guiter BP 40233 66002 PERPIGNAN Cedex

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